La biomasse, comment ça marche ?

Préparation du combustible et approvisionnement

Le bois utilisé à Mantes-la-Jolie est une ressource locale. Il est prélevé dans un rayon de 80 km autour de la Ville.
– Via la plateforme dédiée de Montessson (78), les différentes ressources prélevées (plaquettes forestières et paysagères et bois d’élagage) sont transformées en biomasse, contrôlées puis stockées avant la livraison en chaufferie.
– La biomasse utilisée à SOMEC est composée à 75 % de plaquettes forestières et à 25% de bois d’élagage.

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Le stockage

Arrivée en chaufferie, les camions sont pesés. Ils vont ensuite déposer la biomasse dans le silo : zone de stockage du bois.

Environ 8 camions par jour alimenteront la chaufferie en période de plein régime.
Le silo de la chaufferie bois de Mantes-la-Jolie est composé de 3 parties :

– Le dépotage : fosse dans laquelle le camion dépose la biomasse.
– Le stock : réserve principale du bois (2 000 m3), soit 5 jours d’autonomie à pleine puissance
– Les échelles : deux fosses au fond desquelles les échelles alimentent les « Redler » (transporteurs à chaîne).

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Les chaudières biomasse

– Les « Redler » (Transporteur à chaîne) acheminent le bois vers les deux chaudières de 8 MW. Le bois-énergie s’enflamme et poursuit sa combustion sur une grille à fond mouvant.
– La chaleur dégagée par la combustion du bois permet de chauffer l’eau du réseau de chauffage collectif. La température du foyer est d’environ 800 °C.
– En sortie de chaudière, les économiseurs permettent de récupérer des calories supplémentaires sur la température élevée des fumées.

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La récupération des cendres et le traitement des fumées

Les cendres issues de la combustion de la biomasse sont :
 – Le mâchefer : passé dans un plan d’eau puis évacué par des bennes. Il peut être utilisé pour l’épandage en agriculture
– Les cendres issues de la fumée sortie des chaudières. Elles passent dans un dépoussiéreur mono-cyclone et dans un filtre à manches puis sont évacuées dans un « big bag ».
– La technologie filtre à manches assure des performances, nettement supérieures aux normes imposées sur les poussières.

La salle de contrôle

 La salle de contrôle assure la gestion technique du site à partir d’un poste de supervision.

Ce poste de commande pilote la chaufferie biomasse, la chaufferie gaz, les parties communes aux chaudières (le réseau de canalisations et la régulation des pompes) en fonction des températures et de la demande du réseau.

Un système de détection récupére les données concernant l’intrusion sur le site et le risque incendie. Un ordinateur est dédié à l’enregistrement continu des émissions atmosphériques.

La chaufferie bois : les avantages

Des émissions maîtrisées : le rendement optimal des chaudières est recherché en permanence, afin d’utiliser au mieux la matière première nécessaire et de maîtriser les rejets atmosphériques. Les chaufferies bois sont encadrées par une réglementation stricte, qui définit des niveaux d’émissions très contraignants à respecter, alors que les chaufferies domestiques au bois ne sont soumises à aucun contrôle : au final, les chaufferies collectives et industrielles au bois représentent de l’ordre de 15 % de la consommation de bois énergie en France mais seulement 5 % des émissions atmosphériques.

Des livraisons de combustible adaptées: elles sont étudiées en fonction des besoins de la chaufferie et des contraintes locales.

Des nuisances sonores évitées : la réalisation des opérations de préparation de bois (criblage, broyage, mélange) sur des plates-formes dédiées, ou en fermant les silos dans les cas de chaufferies urbaines permettent d’éloigner le bruit des lieux de vie.

Une installation intégrée à son environnement : qu’il s’agisse d’une conversion de site existant (au fioul ou charbon par exemple), ou d’un site nouveau, la conception de l’installation prend en compte à la fois les contraintes logistiques et l’intégration paysagère. Pour des petites puissances, l’installation peut même être assez compacte pour tenir dans un bungalow.